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Pour cette « randonnée », j’avais été mandaté par l’association en tant qu’observateur de la formation des accompagnateurs dans les Andes Boliviennes. Or, il se trouve que le lieu de cette observation se trouvait dans la Cordilliera Real, dont les sommets culminent à plus de 6000m. De plus, la ville la plus proche, La Paz, se trouve à une altitude minimale (elle se trouve dans une vallée très encaissée) de 3600m. Il était évident qu’en partant de chez moi, même en habitant à 1000m, l’acclimatation serait difficile. C’est pourquoi, mon collègue, que je remercie en passant, avait cherché un moyen de pouvoir nous acclimater avant de monter à des altitudes inhabituelles pour nous. Ainsi, nous avons inversé le programme habituel, puisque normalement, on visite la région après avoir travaillé pour l’expertise. Ce faisant, nous pouvions visiter le nord du Chili tout en nous acclimatant pour la suite.
La suite de l’article relate mon voyage à travers la région d’Atacama et de la Cordillera Real.
21.3 Calama – San Pedro de Atacama
Après des heures de voyage (le vol Madrid – Santiago dure à lui seul 13h), nous avons atterri à Calama, à la deuxième tentative. En effet, alors que nous nous trouvions à quelques mètres au-dessus de la piste, une bourrasque à déséquilibré l’appareil et le pilote a décidé de repartir pour un tour.
Sur le chemin de San Pedro, nous nous étions arrêtés au bord de la Valle de la Muerte afin de pouvoir prendre une bonne collation.
22.3 Laguna Miñiques, Laguna Miscanti, Piedras Rojas, Laguna Chaxas
En ce premier jour complet au Chili, nous sommes partis au sud en longeant le Désert d’Atacama pour monter aux différentes lagunes se trouvant sur les hauts. Les contrastes de couleurs sont saisissants, en particulier aux Piedras Rojas. Celles-ci portent bien leur nom puisque l’on se trouve dans un environnement très minéral de roches rouges entrecoupées de lagunes de sel, donc blanches.
En rentrant, non seulement nous avons traversé le Tropique du Capricorne, mais nous nous sommes arrêtés au Parque Laguna Chaxas qui se trouve dans le désert de sel d’Atacama. C’est très surprenant de constater que malgré l’environnement hostile, des animaux arrivent à survivre dans cette région. En particulier, dans les quelques plan d’eau (de la saumure, en fait), viennent se nourrir les Flamants.
23.3 El Tatio, Vado Rio Putana, Cañon de Guatìn
En ce jour, nous sommes partis tôt le matin en direction du nord, alors qu’il faisait encore nuit. Le but était d’arriver aux Geysers du Tatio avant que le soleil n’illumine le fond de la caldeira, car plus tard, avec l’augmentation de la température, la vapeur d’eau est nettement moins visible. Il est saisissant de mettre la main au sol à certains endroits et de sentir la chaleur, ainsi que le gargouillement de l’eau sous-jacente.
Pour le repas, nous nous étions arrêtés près du Geyser Blanco où l’eau sortant de la fissure confère à l’environnement une multitude de couleurs. Ces couleurs proviennent non seulement des différents minéraux présents dans l’eau, mais également aux micro-organismes arrivant à vivre dans ces lieux hostiles.
Au retour, nous nous sommes arrêtés vers le Rio Putana. Non loin de cette rivière se trouvent des vestiges d’habitations qui avaient été utilisées par les mineurs qui allaient récolter le soufre au Volcan Putana. Quand on pense à la distance que les mineurs devaient parcourir pour atteindre le sommet du volcan, on reste songeur. D’autant plus que le métier devait être très malsain à ces endroits. Le soufre était utilisé pour la purification du minéral de cuivre.
Plus loin, nous nous sommes encore arrêtés au Cañon de Guatìn. Dans ce cañon, on trouve beaucoup de cactus chandelles, ceux qui, plus âgés, sont utilisés pour leur bois.
24.3 Laguna Lejia, Talabre
Au départ de San Pedro, nous étions partis pour aller visiter la Laguna Lejia. Celle-ci a la particularité de se trouver non loin de la frontière avec l’Argentine. Elle est entourée par des volcans dont le Pili, le Simba et le Lascàr.
Au retour à Talabre, et avant le souper, nous sommes encore allés visiter les pétroglyphes de Talabre. L’âge de ces pétroglyphes n’est pas clairement établi, mais ils établissent une fréquentation régulière depuis des temps reculés. Les gravures représentent non seulement des animaux que l’on peut rencontrer localement, soit domestiques, soit sauvages. On peut mentionner les flamands, les lamas et le puma. On y trouve également des représentations schématiques de chamanes.
Nous avons passés la nuit à Talabre, à 3200m d’altitude.
25.3 Bolivia, Laguna Blanca, Laguna Verde, Laguna Chalviri, Sol de Mañana, Laguna Colorada, Villa Mar
Ce fut une très longue journée, car il s’est agi d’abord de franchir la frontière avec la Bolivie. En même temps, il ne servait à rien de se retrouver trop tôt à la douane, celle-ci n’ouvrant qu’à 9 :00 du matin. La surprise est que les douaniers ont refusé que notre chauffeur traverse la frontière avec son véhicule, malgré une décharge signée par son loueur. Donc, nous aurions théoriquement dûs traverser les 11,5Km de no-mans land séparant les deux frontières à pied, sur une piste poussiéreuse, tout en transportant nos valises. Heureusement, un arrangement avait pu être trouvé.
Du côté bolivien, après avoir remplis les formalités, nous nous sommes mis en route pour rejoindre Villa Mar. Les fleurons rencontrés le long de ce périple sont certainement le Sol de Mañana avec ses geysers de boue et la Laguna Colorada avec sa multitude de flamants roses.
Ce n’est qu’après la tombée de la nuit que nous avons rejoint Villa Mar pour y passer la nuit.
26.3 Piedra de la Copa del Mundo, Italia Perdida, Laguna Vinto, Laguna Negra, Uyuni, Salar de Uyuni, Tahua
Après le réveil et le petit déjeuner, nous nous sommes mis en route pour rejoindre, non loin, de curieuses formations rocheuses. On a l’impression que des blocs de roche rouge ont été posés là, au milieu de nulle part. Certains de ces rochers ont des formes singulières, dont, en particulier, la Copa del Mundo, ressemblant étonnamment au trophée de la coupe du monde de football. Dans ce groupe de rochers se trouve également un lieu nommé Italia Perdida, en référence à un cyclotouriste italien qui s’y était installé quelques temps avant de repartir.
A cet endroit, nous avons également pu observer des Viscaches, qui sont des lièvres sauvages vivants dans ces contrées. Par certains aspects, ils ressemblent étonnamment au lièvre variable de chez nous. La grande différence sont les grandes moustaches des Viscaches qui font penser à un sage qui médite, car au matin, ils prennent le soleil en se mettant sur leurs pattes arrière, les pattes avant étant repliées vers le bas.
Un peu plus loin, nous sommes encore allés visiter un endroit assez étonnant : la Laguna Negra, plan d’eau se trouvant au milieu d’un champ de rochers. En plus de la beauté du paysage, on y rencontre beaucoup d’animaux, sauvages et domestiques. Parmi les espèces sauvages, on peut facilement y voir des Tagua (foulques colonisant les Andes). On peut également y voir des troupeaux de Lamas. Une tradition amusante est d’attacher des fils de couleur aux oreilles des Lamas. Le but est de « colorer » le désert, car il est assez fréquent que ces fils de couleurs restent crochés aux buissons.
Le périple n’était pas terminé pour autant : il nous fallait traverser le Salar d’Uyuni. Ce « lac de sel » a des dimensions énormes : grosso-modo 80Km de large sur 100Km de long. Cette traversée a été une expérience totalement déroutante pour moi. D’abord parce qu’avec de telles dimensions, on commence à prendre conscience de l’effet de la courbure de la surface terrestre. En effet, ce qui apparaît au loin comme des îles sont en réalité les montagnes se trouvant sur l’autre rive. Il existe certes quelques îles (dont la fameuse Incahuasi) mais la plupart des « îles » que l’on voit sont des sommets. Ensuite, la traversée nous a pris plus de 4 heures. Cette durée est le résultat de la faible vitesse imposée par moment, car il se trouvait entre 10 à 20 centimètres de saumure par endroits. On a vraiment l’impression de ne pas avancer : on roule des heures et les montagnes à l’horizon ne semblent pas vouloir s’approcher. C’est pourquoi nous sommes arrivés à Tahua alors que la nuit était déjà tombée.
27.3 Tunupa, Salar de Uyuni, Colchani
Au retour de Tahua, nous n’allions pas simplement retraverser le Salar d’Uyuni. Non, il fallait que nous grimpions un bout les pentes du Tunupa.
Ce volcan éteint présente une très grande variété de couleurs près de l’ancien cratère et en fait une destination de choix pour une ascension. Ici, nous n’allions pas pouvoir gravir le sommet, mais nous nous sommes rendus en contrebas, le long d’une arête.
Au retour à Coqueza, nous avons retraversé le Salar dans l’autre sens. Nous avons pu assister à un spectacle saisissant : une tempête de sable passant par-dessus le Salar.
28.3 La Paz
Ce jour-là, nous avions pris un vol interne pour nous amener depuis Uyuni vers La Paz. Arrivés dans la capitale économique de Bolivie, nous avons tout de suite été mis dans le bain : beaucoup de circulation, de bruit et de pollution. Il faut dire que le parc automobile est fort ancien (certains minibus devant dater des années 60-70).
Toutefois, nous avons emprunté le téléphérique de la ligne jaune pour descendre en ville. Ainsi, nous avons pu voir la ville depuis la cabine tout en nous rendant au lieu de rendez-vous près de la Plaza Abaroa. Là, nous avons pu apprécier la cuisine bolivienne, et en particulier, la soupe au caillou. Cette surprenante soupe de pommes de terre et servie dans un bol au fond duquel se trouve un caillou chauffé à blanc. C’est ce caillou qui va transmettre la chaleur à la soupe. Nous avons également pu goûter au Charque, de la viande de lama.
Après avoir préparé nos affaires de montagne, on nous a emmené à un gîte près de la Laguna Zongo. En passant, nous avons pu entr’apercevoir au loin le Lac Titicaca.
Le lac Zongo est en réalité un lac artificiel dont l’eau est clairement glaciaire : elle est laiteuse. Cette eau contraste fortement avec celles que l’on peut voir de loin en montant, et en particulier du lac de Milluni, à côté duquel se trouvaient des mines. Ces mines d’argent et d’étain ont eu, comme malheureusement trop souvent, pour conséquence de souiller la région en métaux lourds.
Le gîte se trouvant à plus de 4700m d’altitude, le sommeil a été quelque peu difficile à trouver.
29.3 Campo Zongo, Campo Alto Roca
Depuis 4700m d’altitude nous sommes montés au camp d’altitude situé à pratiquement 5200m pour y passer une première nuit. Dans la journée, nous étions encore montés un peu plus haut afin d’aller sur le glacier. Pour aller sur le glacier, nous avions reçu chacun un « popo-tubo », un dispositif destiné à récolter les excréments en cas de besoin urgent sur le glacier. Cela permet d’éviter de souiller le glacier.
Par chance, je n’ai pas été malade à cause de l’altitude : pas de maux de tête, ni d’état nauséeux. Mais à ces altitudes le moindre petit effort prend des proportions énormes.
30.3 Campo Alto Roca, Campo Argentino
Ce dernier jour en altitude a consisté à monter au Campo Argentino. Le nom laisse indiquer la présence d’un refuge. Il n’en est rien : il s’agit d’une zone relativement plate et peu crevassée du glacier du Huayna Potosi. Depuis ce plateau, la voie normale gravit une pente permettant d’atteindre une arête et finalement, le sommet du Huayna Potosi.
Dans la même journée, nous sommes alors descendus à la Laguna Zongo d’où on nous a ramené à La Paz où nous avons encore passé deux nuits avant de revenir en Europe.
[:en]
For this « hike », I had been mandated by the union as an assessment of the training of mountain leaders in the Bolivian Andes. However, it turns out that the place of this observation was in the Cordilliera Real, whose peaks culminate at more than 6000m. In addition, the nearest city, La Paz, is at a minimum altitude (it is in a very steep valley) of 3600m. It was obvious that leaving from my home, even living at 1000m, acclimatization would be difficult. This is why my colleague, whom I thank in passing, had looked for a way to be able to acclimatize us before climbing to such unusual altitudes for us. Thus, we reversed the common program, since normally, we visit the region after having worked for the assessment. In doing so, we could visit the north of Chile while acclimatizing for what came next.
The rest of the article describes my trip through the Atacama region and the Cordillera Real.
21.3 Calama – San Pedro de Atacama
After hours of travel (the Madrid – Santiago flight alone lasts 13 hours), we landed in Calama, on the second attempt. Indeed, while we were a few meters above the runway, a gust of wind unbalanced the airplane, and the pilot decided to take another turn.
On the way to San Pedro, we stopped at the edge of the Valle de la Muerte to have a good snack.
22.3 Laguna Miñiques, Laguna Miscanti, Piedras Rojas, Laguna Chaxas
On this first full day in Chile, we headed south along the Atacama Desert to climb to the different lagoons located on the heights. The color contrasts are striking, especially at Piedras Rojas. These are aptly named since we are in a very mineral environment of red rocks interspersed with salt lagoons, therefore white.
On the way back, not only did we cross the Tropic of Capricorn, but we stopped at the Parque Laguna Chaxas which is in the Atacama salt desert. It is very surprising to see that despite the hostile environment, animals manage to survive in this region. In the few bodies of water (brine, in fact), the Flamingos come to feed.
23.3 El Tatio, Vado Rio Putana, Cañon de Guatìn
On this day, we left early in the morning heading north, while it was still dark. The goal was to reach the Tatio Geysers before the sun illuminated the bottom of the caldera, because later, with the increase in temperature, the water vapor is much less visible. It is striking to put your hand on the ground in some places and feel the heat, as well as the gurgling of the underlying water.
For lunch, we stopped near the Geyser Blanco where the water coming out of the fissure gives the environment a multitude of colors. These colors come not only from the different minerals present in the water, but also from the microorganisms that manage to live in these hostile places.
On the way back, we stopped near the Rio Putana. Not far from this river are the remains of dwellings that had been used by the miners who went to collect sulfur at the Putana Volcano. When you think of the distance that the miners had to travel to reach the top of the volcano, it makes you wonder. Especially since the job must have been very unhealthy in these places. Sulfur was used for the purification of the copper ore.
Further on, we stopped again at the Cañon de Guatìn. In this canyon, we find many candle cacti, those that are older and are used for their wood.
24.3 Laguna Lejia, Talabre
On leaving San Pedro, we went to visit Laguna Lejia. This one has the particularity of being not far from the border with Argentina. It is surrounded by volcanoes including Pili, Simba and Lascàr.
On the way back to Talabre, and before dinner, we went to visit the petroglyphs of Talabre. The age of these petroglyphs is not clearly established, but they establish a regular attendance since ancient times. The engravings represent not only animals that can be found locally, either domestic or wild. We can mention flamingos, llamas and pumas. There are also schematic representations of shamans.
We spent the night in Talabre, at an altitude of 3200m.
25.3 Bolivia, Laguna Blanca, Laguna Verde, Laguna Chalviri, Sol de Mañana, Laguna Colorada, Villa Mar
It was a very long day, because first we had to cross the border with Bolivia. At the same time, there was no point in getting to customs too early, as they only opened at 9:00 in the morning. The surprise was that the customs officers refused to let our driver cross the border with his vehicle, despite a waiver signed by his rental company. So, we would theoretically have had to cross the 11.5 km of no-man’s land separating the two borders on foot, on a dusty track, while carrying our suitcases. Fortunately, an arrangement had been found.
On the Bolivian side, after completing the formalities, we set off to reach Villa Mar. The highlights encountered along this journey are certainly the Sol de Mañana with its mud geysers and the Laguna Colorada with its multitude of pink flamingos.
It was only after nightfall that we reached Villa Mar to spend the night there.
26.3 Piedra de la Copa del Mundo, Italia Perdida, Laguna Vinto, Laguna Negra, Uyuni, Salar de Uyuni, Tahua
After waking up and having breakfast, we set off to reach some curious rock formations not far away. It seems as if blocks of red rock have been placed there, in the middle of nowhere. Some of these rocks have unusual shapes, including the Copa del Mundo, which surprisingly resembles the football World Cup trophy. In this group of rocks there is also a place called Italia Perdida, in reference to an Italian cycle tourist who had settled there for a while before moving further.
Here we were also able to observe Viscachas, which are wild hares that live in these regions. In some ways, they surprisingly resemble our mountain hare. The big difference is the Viscachas’ big whiskers that make you think of a wise man meditating, because in the morning, they sunbathe by standing on their hind legs, with their front legs folded down.
A little further on, we went to visit a rather surprising place: the Laguna Negra, a body of water located in the middle of a field of rocks. In addition to the beauty of the landscape, you can meet many animals there, both wild and domestic. Among the wild species, you can easily see Tagua (coots colonizing the Andes). You can also see herds of Llamas. A fun tradition is to tie colored threads to the ears of the Llamas. The goal is to « color » the desert, because it is quite common for these colored threads to get stuck in the bushes.
The journey was not over yet: we had to cross the Salar de Uyuni. This « Salt Lake » has enormous dimensions: roughly 80 km wide and 100 km long. This crossing was a totally disconcerting experience for me. Firstly, because with such dimensions, we begin to become aware of the effect of the curvature of the earth’s surface. Indeed, what appears in the distance as islands are the mountains on the other bank. There are certainly a few islands (including the famous Incahuasi) but most of the « islands » that we see are peaks. Then, the crossing took us more than 4 hours. This duration is the result of the low speed imposed at times, because there were between 10 and 20 centimetres of brine in places. We really have the impression of not moving forward: we drove for hours and the mountains on the horizon did not seem to want to get any closer. This is why we arrived in Tahua when night had already fallen.
27.3 Tunupa, Salar de Uyuni, Colchani
On the way back from Tahua, we weren’t just going to cross the Salar de Uyuni again. No, we had to climb up the slopes of Tunupa for a bit.
This extinct volcano has a huge variety of colours near the old crater, making it a great destination for a climb. Here, we weren’t going to be able to climb to the top, but we went below, along a ridge.
On the way back to Coqueza, we crossed the Salar again in the other direction. We were able to witness a stunning spectacle: a sandstorm passing over the Salar.
28.3 La Paz
That day, we had taken an internal flight to take us from Uyuni to La Paz. Arriving in the economic capital of Bolivia, we were immediately thrown into the mix: lots of traffic, noise and pollution. It must be said that the car park is very old (some minibuses must date from the 60s-70s).
However, we took the yellow line cable car to go down to the city. Thus, we were able to see the city from the cabin while going to the meeting place near the Plaza Abaroa. There, we were able to appreciate Bolivian cuisine, and particularly the stone soup. This surprising potato soup is served in a bowl at the bottom of which is a white-hot stone. It is this stone that will transmit the heat to the soup. We were also able to taste Charque, llama meat.
After preparing our mountain gear, we were taken to a lodge near the Laguna Zongo. As we passed, we were able to catch a glimpse in the distance to Lake Titicaca.
Lake Zongo is an artificial lake whose water is clearly glacial: it is milky. This water contrasts sharply with the water that can be seen from afar as you climb, and from Lake Milluni, next to which there were mines. These silver and tin mines, as unfortunately too often, had the consequence of polluting the region with heavy metals.
Since the lodge is at an altitude of over 4700m, sleep was somewhat difficult to find.
29.3 Campo Zongo, Campo Alto Roca
From 4700m altitude we climbed to the high camp located at almost 5200m to spend a first night there. During the day, we climbed a little higher to go to the glacier. To go to the glacier, we each received a « popo-tubo », a device designed to collect excrement in case of urgent need on the glacier. This prevents the glacier from being polluted.
Luckily, I did not get sick from the altitude: no headaches or nausea. But at these altitudes, the slightest effort takes on enormous proportions.
30.3 Campo Alto Roca, Campo Argentino
This last day at altitude consisted of climbing up to Campo Argentino. The name suggests the presence of a refuge. This is not the case: it is a relatively flat and not very crevassed area of the Huayna Potosi glacier. From this plateau, the normal route climbs a slope to reach a ridge and finally, the summit of Huayna Potosi.
On the same day, we then descended to Laguna Zongo from where we were taken back to La Paz where we spent two more nights before returning to Europe.
[:de]
Für diese „Wanderung“ war ich vom Verband als Beobachter der Ausbildung von Wanderleiter in den bolivianischen Anden beauftragt worden. Es stellte sich jedoch heraus, dass der Ort dieser Begutachtung in der Cordilliera Real lag, deren Gipfel über 6000 m hoch sind. Darüber hinaus liegt die nächstgelegene Stadt, La Paz, auf einer Mindesthöhe (sie liegt in einem sehr tiefen Tal) von 3600 m. Es war offensichtlich, dass es schwierig sein würde, mich zu akklimatisieren, wenn ich dort direkt hinreise, selbst wenn ich 1000 m entfernt wohnte. Aus diesem Grund hatte mein Kollege, dem ich nebenbei danke, nach einer Möglichkeit gesucht, uns zu akklimatisieren, bevor wir in, für uns, ungewöhnliche Höhen aufstiegen. Damit haben wir das übliche Programm umgekrempelt, da normalerweise der Besuch der Gegend, nach dem das Gutachten stattfindet. Auf diese Weise konnten wir den Norden Chiles besuchen und uns gleichzeitig für die nächste Tage akklimatisieren.
Der Rest des Artikels erzählt von meiner Reise durch die Atacama-Region und die Cordillera Real.
21.3 Calama – San Pedro de Atacama
Nach stundenlanger Reise (allein der Flug Madrid – Santiago dauert 13 Stunden) landeten wir im zweiten Versuch in Calama. Tatsächlich brachte ein Windstoss das Flugzeug, als wir uns ein paar Meter über der Landebahn befanden, aus dem Gleichgewicht und der Pilot beschloss, noch einen Versuch zu machen.
Auf dem Weg nach San Pedro machten wir am Rande des Valle de la Muerte Halt, um einen reichlichen Snack zu sich zu nehmen.
22.3 Laguna Miñiques, Laguna Miscanti, Piedras Rojas, Laguna Chaxas
An diesem ersten ganzen Tag in Chile machten wir uns auf den Weg nach Süden entlang der Atacama-Wüste, um zu den verschiedenen Lagunen auf den Anhöhen aufzusteigen. Besonders in Piedras Rojas sind die Farbkontraste auffällig. Diese tragen ihren Namen zu Recht, da wir uns in einer sehr mineralischen Umgebung aus roten Felsen befinden, die von Salzlagunen, also weiss, durchsetzt sind.
Auf dem Rückweg überquerten wir nicht nur den Wendekreis des Steinbocks, sondern machten auch Halt im Parque Laguna Chaxas, der in der Atacama-Salzwüste liegt. Es ist sehr überraschend zu sehen, dass es den Tieren trotz der lebensfeindlichen Umgebung gelingt, in dieser Region zu überleben. Vor allem in den wenigen Gewässern (eigentlich Solegewässer) kommen die Flamingos zum Fressen her.
23.3 El Tatio, Vado Rio Putana, Cañon de Guatìn
An diesem Tag brachen wir frühmorgens in Richtung Norden auf, als es noch dunkel war. Das Ziel bestand darin, die Tatio-Geysire zu erreichen, bevor die Sonne den Boden der Caldera beleuchtet, da der Wasserdampf später mit zunehmender Temperatur viel weniger sichtbar ist. Es ist beeindruckend, an bestimmten Stellen die Hand auf den Boden zu legen und die Hitze sowie das Gurgeln des Wassers darunter zu spüren.
Zum Mittagessen machten wir Halt in der Nähe des Blanco-Geysirs, wo das aus dem Spalt austretende Wasser der Umgebung eine Vielzahl von Farben verleiht. Diese Farben entstehen nicht nur durch die verschiedenen Mineralien im Wasser, sondern auch durch die Mikroorganismen, die an diesen lebensfeindlichen Orten leben.
Auf dem Rückweg machten wir in der Nähe des Rio Putana Halt. Nicht weit von diesem Fluss entfernt befinden sich die Überreste von Häusern, die einst von Bergleuten genutzt wurden, die zur Schwefelgewinnung aus dem Vulkan Putana gingen. Wenn man an die Entfernung denkt, die die Bergleute zurücklegen mussten, um den Gipfel des Vulkans zu erreichen, wundert man sich. Zumal der Job an diesen Orten sehr ungesund gewesen sein muss. Zur Reinigung des Kupfererzes wurde Schwefel verwendet.
Weiter unten machten wir noch einmal Halt am Cañon de Guatìn. In dieser Schlucht befinden sich viele Kerzenkakteen, die im Alter für ihr Holz verwendet werden.
24.3 Laguna Lejia, Talabre
Wir verliessen San Pedro und machten uns auf den Weg, um Laguna Lejia zu besuchen. Dies hat die Besonderheit, dass es nicht weit von der Grenze zu Argentinien entfernt liegt. Es ist von Vulkanen wie Pili, Simba und Lascàr umgeben.
Bei unserer Rückkehr nach Talabre besuchten wir vor dem Abendessen noch die Petroglyphen von Talabre. Das Alter dieser Petroglyphen ist nicht eindeutig geklärt, sie weisen jedoch darauf hin, dass sie seit der Antike regelmässig besucht wurden. Die Gravuren stellen nicht nur Tiere dar, die man vor Ort antreffen kann, sei es als Haus- oder Wildtier. Wir können die Flamingos, die Lamas und den Puma erwähnen. Es gibt auch schematische Darstellungen von Schamanen.
Die Nacht verbrachten wir in Talabre, auf 3200m Höhe.
25.3 Bolivien, Laguna Blanca, Laguna Verde, Laguna Chalviri, Sol de Mañana, Laguna Colorada, Villa Mar
Es war ein sehr langer Tag, denn zunächst mussten wir die Grenze nach Bolivien überqueren. Gleichzeitig war es sinnlos, zu früh beim Zoll zu sein, da dieser erst um 9:00 Uhr öffnete. Die Überraschung war, dass die Zollbeamten unserem Fahrer den Grenzübertritt verweigerten trotz einer von seiner Autovermietung unterzeichneten Verzichtserklärung für seinem Fahrzeug. Theoretisch hätten wir also die 11,5 km Niemandsland, das die beiden Grenzen trennt, zu Fuss, auf einem staubigen Weg und mit unseren Koffern überqueren sollen. Glücklicherweise konnte eine Vereinbarung gefunden werden.
Auf der bolivianischen Seite machen wir uns nach Erledigung der Formalitäten auf den Weg nach Villa Mar. Die Juwelen, denen wir auf dieser Reise begegneten, sind sicherlich die Sol de Mañana mit ihren Schlammgeysiren und die Laguna Colorada mit ihrer Vielzahl rosafarbener Flamingos.
Erst nach Einbruch der Dunkelheit erreichten wir Villa Mar, um dort zu übernachten.
26.3 Piedra de la Copa del Mundo, Italia Perdida, Laguna Vinto, Laguna Negra, Uyuni, Salar de Uyuni, Tahua
Nachdem wir aufgewacht waren und gefrühstückt hatten, machten wir uns auf den Weg, um einige seltsame Felsformationen in der Nähe zu besuchen. Es sieht so aus, als wären dort mitten im Nirgendwo rote Felsblöcke gestellt worden. Einige dieser Felsen haben einzigartige Gestalten, darunter insbesondere der Copa del Mundo, der überraschenderweise der Fussball-Weltmeisterschaftstrophäe ähnelt. In dieser Felsgruppe gibt es auch einen Ort namens Italia Perdida, in Anlehnung an einen italienischen Radtouristen, der sich dort eine Zeit lang niederliess, bevor er weiterreiste.
An diesem Ort konnten wir auch Viscaches beobachten, das sind wilde Hasen, die in diesen Regionen leben. In mancher Hinsicht sind sie unserem Schneehasen überraschend ähnlich. Der grosse Unterschied sind die grossen Schnurrhaare der Viscaches, die uns an einen meditierenden weisen Mann erinnern, denn morgens nehmen sie ein Sonnenbad, indem sie auf ihren Hinterbeinen stehen und die Vorderbeine nach unten klappen.
Ein Stück weiter besuchten wir einen erstaunlichen Ort: die Laguna Negra, ein Gewässer inmitten eines Felsfeldes. Neben der Schönheit der Landschaft begegneten wir vielen Tieren, wilden und heimischen. Unter den Wildarten kann man leicht Tagua (Blässhühner, die die Anden besiedeln) sehen. Dort können Sie auch Herden von Lamas sehen. Eine lustige Tradition besteht darin, farbige Fäden an den Ohren von Lamas zu knüpfen. Ziel ist es, die Wüste zu „färben“, denn es ist durchaus üblich, dass diese farbigen Fäden an den Büschen haften bleiben.
Die Reise war noch nicht zu Ende: Wir mussten den Salar de Uyuni überqueren. Dieser „Salzsee“ hat enorme Ausmasse: etwa 80 km breit und 100 km lang. Diese Überfahrt war für mich eine völlig verwirrende Erfahrung. Erstens, weil man bei solchen Dimensionen beginnt, sich der Auswirkung der Krümmung der Erdoberfläche bewusst zu werden. Was in der Ferne wie Inseln aussieht, sind in Wirklichkeit die Berge am anderen Ufer. Es gibt sicherlich ein paar Inseln (einschliesslich der berühmten Incahuasi), aber die meisten „Inseln“, die man sieht, sind Gipfel. Dann dauerte die Überfahrt mehr als 4 Stunden. Diese Dauer ist auf die zeitweise niedrige Geschwindigkeit zurückzuführen, da stellenweise zwischen 10 und 20 Zentimeter Sole lag. Wir hatten das Gefühl, dass wir nicht vorankommen: Wir fuhren stundenlang und die Berge am Horizont schienten sich nicht nähern zu wollen. Deshalb kamen wir in Tahua an, als die Nacht bereits hereingebrochen war.
27.3 Tunupa, Salar de Uyuni, Colchani
Auf dem Rückweg von Tahua sollten wir nicht nur noch einmal den Salar de Uyuni überqueren. Nein, wir mussten an einem Stück der Hänge von Tunupa erklimmen.
Dieser erloschene Vulkan zeigt in der Nähe des ehemaligen Kraters eine grosse Farbvielfalt und ist ein grossartiges Ziel für einen Aufstieg. Hier konnten wir den Gipfel nicht erklimmen, sondern gingen ein Stück bis zu einem Grat hinauf.
Bei unserer Rückkehr nach Coqueza überquerten wir den Salar in die andere Richtung. Wir konnten ein beeindruckendes Schauspiel beobachten: einen Sandsturm, der über den Salar zog.
28,3 La Paz
An diesem Tag nahmen wir einen Inlandsflug, der uns von Uyuni nach La Paz brachte. Als wir in der Wirtschaftshauptstadt Boliviens ankamen, wurden wir sofort mitten in der Mischung: viel Verkehr, Lärm und Luftverschmutzung. Man muss sagen, dass der Fuhrpark sehr alt ist (einige Kleinbusse müssen aus den 60er und 70er Jahren stammen).
Allerdings fuhren wir mit der Seilbahn der gelben Linie hinunter in die Stadt. So konnten wir von der Kabine aus die Stadt betrachten, während wir zum Treffpunkt in der Nähe der Plaza Abaroa fuhren. Dort konnten wir die bolivianische Küche und insbesondere Steinsuppe geniessen. Diese überraschende Kartoffelsuppe wird in einer Schüssel serviert, in deren sich ein weissglühender Stein befindet. Es ist dieser Stein, der die Hitze an die Suppe weiterleitet. Wir konnten auch Charque, Lamafleisch, probieren.
Nachdem wir unsere Bergausrüstung gepackt hatten, wurden wir zu einer Berghütte in der Nähe von Laguna Zongo gebracht. Als wir hinauffuhren, konnten wir einen Blick in die Ferne auf den Titicacasee werfen.
Der Zongo-See ist in Wirklichkeit ein Stausee, dessen Wasser eindeutig eiszeitlich ist: Es ist milchig. Dieses Wasser steht in scharfem Kontrast zu denen, die man aus der Ferne beim Aufstieg sehen kann, insbesondere vom Milluni-See, neben dem sich Gruben befanden. Diese Silber- und Zinngruben hatten, wie leider allzu oft, eine Verunreinigung der Region mit Schwermetallen zur Folge.
Da die Hütte auf einer Höhe von über 4700 m liegt, war es etwas schwierig, Schlaf zu finden.
29.3 Campo Zongo, Campo Alto Roca
Von einer Höhe von 4700m stiegen wir zum Hochlager auf knapp 5200m auf, um dort die erste Nacht zu verbringen. Tagsüber stiegen wir etwas höher, um den Gletscher zu erreichen. Bevor wir zum Gletscher gelangen, erhielten wir jeweils ein „Popo-Tubo“, ein Gerät, mit dem bei dringendem Bedarf auf dem Gletscher Exkremente gesammelt werden sollen. Dies trägt dazu bei, eine Kontamination des Gletschers zu vermeiden.
Glücklicherweise wurde mir durch die Höhe nicht schlecht: keine Kopfschmerzen oder Übelkeit. Doch in diesen Höhen nimmt die kleinste Anstrengung enorme Ausmasse an.
30.3 Campo Alto Roca, Campo Argentino
Dieser letzte Tag in der Höhe bestand aus dem Aufstieg zum Campo Argentino. Der Name weist auf das Vorhandensein einer Hütte hin. Dies ist jedoch nicht der Fall: Es handelt sich um ein flaches und wenig spaltenreiches Gebiet des Huayna Potosi-Gletschers. Von diesem Plateau aus führt die normale Route einen Hang hinauf, um eine Kante und schliesslich den Gipfel des Huayna Potosi zu erreichen.
Am selben Tag gingen wir dann hinunter zur Laguna Zongo, von wo aus wir zurück nach La Paz gebracht wurden, wo wir zwei weitere Nächte verbrachten, bevor wir nach Europa zurückkehrten.
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