Dans la région d’Adelboden existent un certain nombre d’itinéraires de randonnée alpine (donc balisé en blanc-bleu-blanc). On peut mentionner le sentier du versant ouest du Lohner (Lohner Westflankensteig) que nous avions parcouru en juillet : https://destination-montagne.ch/le-sentier-du-lohner/ mais également le sentier traversant l’Ammertespitz. C’est ce dernier que nous avions parcouru au début du mois d’août après en avoir entendu parler.
Le plan original était de descendre à pied jusqu’à la Lenk. Malheureusement, au vu de la température caniculaire qui régnait même en altitude, nous avons fini par nous résoudre à prendre un bout du télécabine descendant depuis Metsch.
Au départ de l’arrivée de la télécabine d’Engstligenalp, il faut traverser vers l’ouest tout le grand plateau de cet alpage. Si je pense au roman de C.F. Ramuz « La grande peur dans la montagne », c’est exactement comme l’Engstligenalp que je m’imagine l’alpage fictif de Sasseneire.
Une fois le plateau traversé, on grimpe en direction de l’Ammertepass. Ce col permet, en le traversant, de descendre vers le fond du haut Simmental en passant près des cascades. Mais dans le cas présent, nous avons suivi la crête depuis le col jusqu’au sommet.
La vue depuis l’Ammertespitz est très large et on se trouve juste en face du Wildstrubel. Pour la descente, on continue à suivre l’arête un moment avant de descendre sur la gauche à travers les éboulis. La trace est très bien marquée au sol et on ne peut guère se tromper. Plus loin, on descend par des escaliers avant de traverser de flanc toute la pente d’éboulis. La traversée permet de rejoindre l’arête descendant de l’Ammertespitz. Un petit passage amusant (une faille couverte avec un toit) est la dernière grosse difficulté de ce sentier. La descente, assez raide, permet alors de rejoindre les pâturages.
Une fois sur des sentier un peu plus tranquilles, nous avons contourné le Rägeboldshore pour traverser le Bummerepass. De là, nous sommes descendus à la station intermédiaire de Metsch pour emprunter les cabines. Nous avons encore suivi la Simme pour rejoindre la gare de la Lenk.