La découverte de construction lacustre et des théories qui s’ensuivirent sont directement liées à la correction des eaux du Jura. En effet, avant ces travaux d’assainissement et de canalisation, l’Aar se jetait dans la Thielle en aval de Bienne. Au préalable, elle formait une zone très humide avec des méandres. En cas de crue de l’Aar, il n’était pas rare qu’une bonne partie du Seeland se trouve inondée. C’est ainsi qu’il fut décidé de relier les trois lacs (Neuchâtel, Morat et Bienne) afin de créer artificiellement un gros bassin tampon. C’est dans le cadre de cette jonction que furent creusé les trois canaux (Broye, Thielle et Aar). L’Aar se jetait alors non plus dna la Thielle en aval de Bienne, mais directement dans le lac homonyme. Une des conséquences fut un abaissement du niveau des lacs de près de 2m30. Ainsi, et bien qu’on supposait l’existence d’une civilisation de l’âge du bronze ayant vécu sur les rives, la mise au jour de pieux à cause de l’abaissement est venu confirmer les hypothèses.
C’est également ainsi que l’Ile Saint-Pierre est devenue une presqu’île reliée à la terre ferme par une mince bande de terre. Malgré cela, on continue à l’appeler Île Saint-Pierre.
Ici, nous avions emprunté le petit train de Täuffelen qui relie Anet à Bienne. A l’arrêt Hagneck, nous avons alors passé par dessus la colline pour descendre vers l’using homonyme qui se trouve sur le Canal de l’Aar. A partir de cet endroit, nous avons suivi la rive du Lac de Bienne jusqu’à Lüscherz. Là, le sentier balisé quitte la rive pour grimper sur la Hoffmansflue. Cela permet d’éviter de marcher le long d’une route assez fréquentée. Ce n’est que lorsqu’on est descendu à Vinelz et traversé le village que l’on retrouve le bord du lac. Après avoir suivi la rive, on ne tarde pas à passer en dessous de la petite bourgade de Cerlier (Erlach). Pour rejoindre le Landeron, il faut traverser une petite plaine et la Thielle.